NOTRE RELATION MERE FILLE #premiersinstants

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de cette relation que j’ai avec ma fille, le bilan de ces 14 premiers mois intenses et fusionnels.

Tout d’abord, le contexte : Je suis la deuxième d’une fratrie de 4 enfants, 1 garçon et 3 filles. Ce que je sais, c’est que j’étais désirée et que j’étais heureuse, je pense que j’avais une relation très forte avec ma mère. Jusqu’au jour où ma soeur est née. J’avais 5 ans et demi et je me suis sentie délaissée. Adulte, les rapports avec ma maman sont redevenus harmonieux, et parfois même tendres. Mon père était absent mais j’ai toujours été sa petite fille chérie !

 

A la naissance de ma minichoupi, une fois que je l’ai eue dans mes bras, plus rien ne comptait à part ELLE. Elle a pleuré et elle lorsque le médecin l’a posée sur moi elle s’est tout de suite arrêtée de pleurer. Ca m’a marqué. C’était magique. Malgré tous les bouquins explicatif sur « comment s’occuper d’un bébé », je n’ai pas réussi à en lire un seul en entier. J’ai fais en fonction d’ELLE, son caractère. Je la connaissais sans la connaître. Je savais ce dont elle avait besoin. Or, il s’avère que la seule chose dont elle avait besoin c’était moi, sa mère.

Il n’y avait de place pour personne. Certains proches ont été déçus d’être un peu écartés. Peu de place pour le papa aussi. Aujourd’hui, il me dit que ça n’a pas été facile pour lui de faire sa place. Je le savais. Je me sentais coupable de ne pas lui laisser de place mais en même temps je ne pouvais faire autrement, car c’était aussi elle qui réagissait comme ça. Elle voulait que je la nourrisse. Si son papa décidait de s’en occuper, il ne pouvait pas car elle me réclamait. Il quittait donc la maison avec elle pour une petite promenade. Elle adorait son papa, mais il ne fallait pas que je sois dans les parages. La crise des 8 mois a été très dûre. Très fatiguante. Puis vers 10 mois, ça a changé. Elle s’est petit à petit ouverte au monde, à l’entourage et surtout à son papa. Ils s’adorent. Il a enfin trouvé SA place. Bien sûr nous sommes toujours aussi fusionnelles, mais cette relation n’empêche pas celle qu’elle peut avoir avec les autres; et réciproquement la relation qu’elle a avec les autres ne se fait pas au détriment de la nôtre. Bref, il y a de l’amour pour tout le monde! Et ça me convient.

 

Nous passons nos journées ensemble, nous passons tellement de bons moments, je la vois grandir, je vois toutes ses premières fois, nous avons énormément de complicité et c’est ce que j’aime! Elle aime découvrir le monde et je suis si fière d’elle. Si je veux être honnête, je vais vous dire qu’une partie de moi est un peu triste de la voir de plus en plus indépendant e. Elle marche et peut découvrir le monde. Son monde ne se résume plus à moi. D’un autre côté, tant mieux. J’ai moins de pression et je peux respirer un peu.

 

Aujourd’hui, j’ai peur de l’arrivée d’un petit deuze. J’en ai envie, Papa Minichoupi aussi. Je le veux, pas tout de suite bien sûr. Mais bientôt. Mais d’un côté, j’ai peur de briser notre relation qui est si forte. J’ai peur de moins aimer deuze. J’ai peur de délaisser Minichoupi. J’ai peur qu’elle soit malheureuse comme je l’ai été avec l’arrivée de ma soeur.

On ne sait jamais quelle mère on va être…

Vous aussi vous avez déjà été confrontés à ces sentiments à l’idée d’un deuxième?

29 mars 2014

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